Point Soleil Ternes est un institut de bronzage et de bien-être installé rue de Montenotte, dans le quartier des Ternes (Paris 17e). On y vient pour des séances en cabine UV, mais aussi, d’après les avis publiés en ligne, pour des soins de détente comme le sauna japonais. Avant de réserver, la question utile n’est pas seulement le prix ou l’horaire : c’est de savoir ce que les ultraviolets artificiels font à la peau, ce que la loi impose à l’institut et dans quels cas il vaut mieux s’abstenir. Voici les repères pour décider en connaissance de cause.
- Point Soleil Ternes est un institut de bronzage et de bien-être du 17e arrondissement de Paris, proche de la place des Ternes.
- Les cabines UV sont interdites aux mineurs en France et classées cancérogènes certaines par le Centre international de recherche sur le cancer.
- Les autorités sanitaires françaises déconseillent le bronzage artificiel, sans exception pour les séances « courtes ».
- Les soins sans UV (sauna, dôme, soins du corps) ne présentent pas ce risque cutané, mais demandent d’autres précautions.
Ce que l’on trouve dans un institut de bronzage aux Ternes
Un institut comme celui-ci réunit en général deux familles de prestations. La première, historique, regroupe les appareils de bronzage à rayonnement ultraviolet : cabines verticales ou bancs allongés, avec des durées d’exposition réglées par le personnel. La seconde relève du bien-être : chaleur sèche ou humide, dôme infrarouge, soins du visage et du corps, parfois minceur. Les avis clients publiés sur les plateformes de réservation mentionnent justement l’accueil et le sauna japonais.
Cette distinction compte pour la santé. Une heure sous un dôme chauffant et dix minutes dans une cabine UV n’ont rien à voir du point de vue de la peau, même si elles se réservent au même comptoir. Le reste de cet article s’attache surtout aux UV, parce que c’est là que se concentre le risque.
Cabine UV : les règles qui s’imposent à tout institut français
Le bronzage artificiel est l’une des activités esthétiques les plus encadrées en France. Le décret du 27 décembre 2013 a renforcé un dispositif déjà existant. Les principaux points à connaître côté client :
| Règle | Ce qu’elle signifie pour vous |
|---|---|
| Interdiction aux moins de 18 ans | L’institut doit refuser l’accès aux mineurs, même accompagnés. |
| Personnel formé | Une personne qualifiée doit être présente pour régler l’appareil et conseiller. |
| Contrôle des appareils | Les cabines sont soumises à des vérifications techniques périodiques. |
| Information obligatoire | Un avertissement sanitaire est affiché et des consignes écrites sont remises. |
| Lunettes de protection | Elles doivent être fournies, car les UV abîment aussi les yeux. |
| Communication encadrée | Aucun bénéfice pour la santé ne peut être mis en avant pour vendre une séance. |
Ces règles ne rendent pas la pratique sans danger. Elles visent à limiter les abus (surexposition, appareils mal réglés, jeunes clients), pas à transformer les UV en soin.
Ce que la recherche établit sur les UV artificiels
Depuis 2009, le Centre international de recherche sur le cancer place les appareils de bronzage dans le groupe 1, celui des agents cancérogènes certains pour l’homme, aux côtés du tabac. Les études rassemblées par cet organisme montrent une hausse nette du risque de mélanome lorsque la première exposition en cabine a lieu avant 35 ans. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a, de son côté, recommandé l’arrêt de toute exposition volontaire aux UV artificiels.
Le mélanome n’est pas le seul enjeu. Les carcinomes cutanés, beaucoup plus fréquents, sont liés à la dose d’UV cumulée au fil de la vie. Le vieillissement accéléré de la peau (rides, taches, perte d’élasticité) suit la même logique d’accumulation. Les yeux aussi encaissent : sans lunettes adaptées, une kératite douloureuse peut apparaître après une seule séance.
Une idée reçue revient souvent : la « vitamine D des cabines ». Les appareils de bronzage émettent surtout des UVA, alors que la synthèse de vitamine D dépend des UVB. Une carence se discute avec un médecin et se corrige simplement, sans passer par une cabine.
Les profils pour qui la cabine est à proscrire
Certaines situations rendent l’exposition franchement déraisonnable. C’est le cas si vous êtes dans l’une de ces catégories :
- peau très claire qui brûle sans bronzer, cheveux roux ou blond vénitien, taches de rousseur nombreuses ;
- nombreux grains de beauté (plus d’une cinquantaine) ou grains de beauté atypiques ;
- antécédent personnel ou familial de mélanome ou de cancer de la peau ;
- grossesse, qui favorise l’apparition du masque de grossesse ;
- traitement photosensibilisant en cours, par voie orale ou en crème ;
- maladie de peau aggravée par le soleil, comme le lupus ou certaines rosacées ;
- coups de soleil dans l’enfance, qui marquent durablement le capital cutané.
En cas de doute, un échange avec son médecin traitant ou un dermatologue reste plus fiable que l’avis d’un comptoir, aussi bien formé soit-il.
Si vous choisissez malgré tout une séance
Certains adultes décident en connaissance de cause. Dans ce cas, quelques gestes réduisent l’impact sans le supprimer : porter les lunettes fournies du début à la fin, retirer parfums et cosmétiques qui peuvent provoquer des taches, signaler tout médicament au personnel, espacer les séances de plusieurs jours, ne jamais combiner cabine et soleil naturel le même jour. Une rougeur après la séance est déjà une brûlure, pas un signe que « ça prend ».
Il est aussi utile de compter. Chaque séance s’ajoute au total des UV reçus dans l’année, vacances comprises. Celles et ceux qui fréquentent régulièrement une cabine ont intérêt à faire examiner leur peau par un professionnel une fois par an.
Sauna, dôme infrarouge et soins sans UV : un autre usage du lieu
Un institut de bronzage ne se résume pas à ses cabines. Le sauna, le hammam ou le dôme infrarouge apportent une sensation de chaleur et de détente musculaire sans aucun rayonnement ultraviolet. Leurs limites sont différentes : risque de malaise par la chaleur, déshydratation, prudence en cas d’hypertension, de troubles cardiaques, de varices importantes ou de grossesse. Boire avant et après, ne pas dépasser les durées conseillées et sortir dès que la tête tourne suffisent dans la plupart des cas. Pour une personne qui aime l’ambiance de ce type de lieu, ces soins offrent une alternative cohérente à la cabine UV.
Le teint hâlé, une esthétique à repenser côté santé
Le goût du hâle n’est pas né dans les cabines. Il s’est imposé au XXe siècle comme un signe de vacances et de bonne mine, puis comme une couleur que l’on assortit à une tenue claire ou à un bijou doré. Aujourd’hui, une partie du design des collections estivales continue de jouer sur ce contraste entre peau dorée et tissus pâles, ce qui entretient l’envie de bronzer avant même les beaux jours. Prendre conscience que cette esthétique relève d’une convention, et non d’un besoin de la peau, aide à s’en détacher sans renoncer à soigner son apparence.
D’autres voies existent pour obtenir un teint plus soutenu : autobronzants appliqués sur une peau exfoliée, poudres et soins teintés, ou simplement l’acceptation de sa carnation naturelle. L’autobronzant colore la couche superficielle de l’épiderme sans l’exposer aux UV ; il ne protège pas du soleil pour autant.
Préparer sa peau aux beaux jours sans cabine
La « préparation » de la peau par des séances d’UV avant l’été repose sur une croyance plus que sur des preuves. La vraie préparation passe par des habitudes simples, valables dans le 17e comme sur une plage :
- une crème solaire à large spectre, appliquée généreusement et renouvelée toutes les deux heures ;
- l’évitement de l’exposition entre 12 h et 16 h en été ;
- chapeau, lunettes filtrantes et vêtements couvrants lors des longues sorties ;
- une auto-surveillance des grains de beauté selon la règle ABCDE (asymétrie, bords, couleur, diamètre, évolution) ;
- une consultation rapide en cas de lésion nouvelle ou qui se modifie.
Rester attentif à sa peau n’empêche pas de profiter d’un lieu de détente comme Point Soleil Ternes : il s’agit surtout de choisir les soins qui font du bien sans laisser de trace sur le long terme.
Point Soleil Ternes accepte-t-il les clients mineurs en cabine UV ?
Non. En France, la loi interdit l’accès des moins de 18 ans aux appareils de bronzage UV, quel que soit l’institut. Une pièce d’identité peut être demandée à l’accueil pour le vérifier.
Une séance d’UV avant les vacances protège-t-elle d’un coup de soleil ?
Très peu. Le hâle obtenu en cabine offre une protection estimée à un indice de 2 à 4, loin d’une crème solaire adaptée. Il peut même pousser à rester plus longtemps au soleil, ce qui augmente les dégâts cutanés.
Le sauna ou le dôme infrarouge expose-t-il aux UV ?
Non, la chaleur d’un sauna ou d’un dôme infrarouge ne contient pas de rayonnement ultraviolet. Ces soins ont cependant leurs propres précautions : hydratation, durée limitée et avis médical en cas de troubles cardiaques, d’hypertension mal équilibrée ou de grossesse.
Quels médicaments rendent la peau plus sensible en cabine ?
Plusieurs familles sont photosensibilisantes : certains antibiotiques comme les cyclines, des anti-inflammatoires, des diurétiques, l’isotrétinoïne ou le millepertuis. La notice et le pharmacien restent les meilleures sources avant toute exposition.
Quels signes sur la peau doivent faire consulter après des séances d’UV ?
Un grain de beauté qui change de forme, de couleur ou de taille, une tache qui saigne ou une lésion qui ne cicatrise pas justifient un rendez-vous chez le médecin traitant ou le dermatologue, sans attendre la prochaine séance.